2022-04-28 Lettre InfoFPJQ2022-04-28 Lettre InfoFPJQ
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—  LE TRENTE HEBDO  —
L'infolettre de la FPJQ

À LA UNE

Les activités commencent samedi et se déroulent jusqu'au 8 mai

La semaine de la presse et des médias est de retour

La programmation de l'édition 2022 de la semaine de la presse et des médias est maintenant dévoilée. L'équipe a élaboré un programme qui s'adresse autant aux professionnels et professionnelles des médias qu'au grand public.

Des activités se tiendront également dans différentes régions du Québec et des formations seront offertes en collaboration avec le CQÉMI dans plusieurs écoles. La plupart des panels se dérouleront en visioconférence sur Zoom et certains sont aussi prévus en présentiel ou en mode hybride. D'autres événements s'ajouteront à la programmation dans les semaines qui suivront, dont l'exposition Antoine-Desilets.

Vous pouvez maintenant vous inscrire gratuitement pour les panels et les visioconférences.

Pour l'édition 2022, cinq affiches différentes ont été concoctées par la directrice artistique Sandra Gilbert à la suite d'un travail en remue-méninges avec le comité de la Semaine de la presse et des médias (SPM). Chacune des affiches présente l'une des nombreuses facettes du métier pratiqué par les professionnels et professionnelles de l'information. Notre conceptrice a choisi d'accorder une grande importance au traitement visuel et aux photographies choisies. Chaque affiche est associée à l'une des conférences présentées pendant l'événement.

Elle explique l'inspiration derrière sa démarche créatrice. « L'année 2021 a été marquée par la pandémie, la morosité, par la montée de la désinformation et de la méfiance envers les médias. En cette année 2022, ces méfiances et ces violences se sont malheureusement accentuées. Il était important, à mes yeux, de traduire ce message par une idée positive, et de faire une mise à jour primordiale : nous avons la chance d'être informés, d'avoir accès à de l'information ainsi qu'à des journalistes et photographes qui vont à la rencontre du monde, parfois en risquant leurs vies, pour rapporter la nouvelle » indique Mme Gilbert.

« Avec le comité de la SPM, nous avons donc retenu cinq de ces concepts :

  • Éclairer
  • Informer
  • Rapporter
  • Rencontrer
  • Représenter

Ces mots sont mis en avant avec des couleurs franches, une police de caractère épaisse et une taille importante pour accentuer leurs sens, leurs valeurs », précise la conceptrice de l'identité visuelle.

« Ils sont accompagnés d'une phrase qui illustre l'action, la pensée, l'état d'esprit du métier de journaliste. Pour ce projet de communication de la SPM2022, j'ai voulu placer en avant ces concepts fondamentaux du journalisme et mettre en lumière leurs rôles et leurs missions. Ce que nous, comme public et citoyens, nous avons parfois tendance à oublier ou à banaliser. Les photographies utilisées présentent des thèmes d'actualité pour saisir le spectateur. L'objectif : rappeler, à tous et à toutes, que le journalisme dévoile le monde tel qu'il est et non comme nous voudrions qu'il soit. À travers les événements difficiles, il y a aussi plusieurs bonnes nouvelles et des sujets formidables qui sont publiés », conclut la directrice artistique.
 

   

                              


Visioconférence

Le journalisme : un pilier de la démocratie

Lundi 2 mai 2022
De 12h à 13h30
Gratuit (inscription obligatoire)

Informations et inscription

Visioconférence

Le journalisme engagé et non violent en période d'insécurité sociale

Mardi 3 mai 2022
De 12h30 à 13h30
Gratuit (inscription obligatoire)

Informations et inscription

Visioconférence

Les journalistes et la guerre : histoires de couverture en temps de crise

Mardi 3 mai 2022
De 19h30 à 21h
Gratuit (inscription recommandée)
Vous pouvez vous inscrire sur le site Web de l'Assemblée nationale

Informations

Visioconférence

Frédérick Lavoie : Le journalisme en temps de guerre

Mercredi 4 mai 2022
Dès midi
Gratuit (inscription recommandée)
Vous pouvez vous inscrire sur la page Facebook de la section régionale


Visioconférence

L'éducation aux médias à l'heure des grands bouleversements

Mercredi 4 mai 2022
De 13h à 14h30
Gratuit (inscription obligatoire)

Informations et inscription

Visioconférence

Faits vs fausses nouvelles : le combat de l'information

Mercredi 4 mai 2022
De 19h à 20h30
Gratuit (inscription obligatoire)

Informations et inscription

Rencontre

Tête-à-tête médiatique : venez rencontrer vos journalistes préférés !

Mercredi 4 mai 2022
De 19h à 20h30
Gratuit

Aux Salons d'Edgar à Québec

Informations

Visioconférence

Les genres journalistiques, la production de contenu et les influenceurs : remédions à la confusion du public

Vendredi 6 mai 2022
De 12h à 13h30
Gratuit (inscription obligatoire)

Informations et inscription

Panel

Comment favoriser la diversité culturelle au sein des groupes de presse et des médias québécois ?

Samedi 7 mai 2022
De 13h à 14h45
Au Grand Times hôtel de Laval
Gratuit (inscription obligatoire)

Également en diffusion sur Zoom

Informations et inscription

Panel

Renforcer la confiance envers les médias

Samedi 7 mai 2022
De 15h à 16h45
Au Grand Times hôtel de Laval
Gratuit (inscription obligatoire)

Également en diffusion sur Zoom

Informations et inscription

Samedi 7 mai en soirée

Gala de la remise des prix Judith-Jasmin et Antoine-Desilets 2021

La grande soirée qui récompense les meilleures oeuvres journalistiques et photographies de presse au Québec en 2021 est de retour en présentiel ! Le gala aura lieu au Grand Times hôtel de Laval, le samedi 7 mai à 19 h. Un cocktail débutera à 18h15.

Le journaliste Alain Gravel, ancien président de la FPJQ et récipiendaire à quatre reprises d'un prix Judith-Jasmin, va assurer l'animation de la soirée.

Les finalistes du prix Judith-Jasmin 2021

Les finalistes du prix Antoine-Desilets 2021

Quelques partenaires viendront également remettre des distinctions au cours de la soirée. Le Conseil québécois du loisir décernera les prix du journalisme en loisir et une vidéo présentera les personnes lauréates des prix médias du Conseil supérieur de la langue française.

Le coût pour la soirée de gala en présentiel est de 25$, taxes incluses, incluant une consommation. Les finalistes de la soirée et les partenaires de la FPJQ profiteront d'un rabais de 10$ sur le tarif régulier en indiquant, lors de l'inscription, le code promo qui leur a été envoyé. Si vous ne l'avez pas reçu, écrivez à valerie.gendron@fpjq.org pour le demander.

Pour les personnes qui ne peuvent se déplacer à Laval, l'événement sera également diffusé gratuitement en direct sur Zoom. Vous pouvez y assister en utilisant le lien suivant : https://us02web.zoom.us/s/9122626548.

La station de métro Montmorency est située à 15 minutes en autobus de l'hôtel. Il y a aussi un stationnement accessible sur le côté de l'édifice.

La FPJQ profitera également de la soirée pour attribuer la première bourse de 500$ décernée aux stagiaires de l'infolettre hebdomadaire qui ont publié, en 2021, un reportage à la fin de leur stage de quatre semaines.

Voici les textes des stagiaires 2021 qui ont été soumis au jury :

La désinformation s'accentue dans les médias - Charlotte Nieuwenhuis (mai 2021)

Y a-t-il réellement un surplus de journalistes au Québec ? - Éloïse G. Lamothe (mai 2021) 

Journalisme de solutions et journalisme scientifique : un mariage évident ? - Catherine Paré (septembre 2021)

Une journaliste de trop à la COP26 - Sam Malek (novembre 2021)

Réserver votre place

Semaine de la presse et des médias et gala de remise de prix

Bénévoles recherché(e)s pour le samedi 7 mai

L'équipe de la FPJQ est à la recherche de quelques bénévoles pour la journée du samedi 7 mai 2022. Nous avons besoin d'un coup de main pour l'après-midi et/ou la soirée. Nous désirons des bénévoles pour s'occuper de l'accueil du public et des invités, pour gérer les présences sur le compte Zoom lors de la diffusion en ligne et aussi pour aider l'équipe dans différentes tâches pendant la journée.

Vous devrez être en mesure de vous déplacer au Grand Times hôtel de Laval, situé non loin du Centropolis. Si vous êtes intéressé, vous êtes invité à remplir le formulaire en y indiquant vos disponibilités. Un membre de l'équipe vous contactera par la suite.  

Deux panels seront présentés en après-midi et la soirée sera consacrée à la remise des prix Judith-Jasmin et Antoine-Desilets. Quelques autres prix de partenaires, dont ceux du Conseil québécois du loisir, seront également remis au cours du gala.

DEVENEZ BÉNÉVOLE

Semaine de la presse et des médias 2022

La programmation dévoilée, des activités s'ajoutent

CLIQUER ICI POUR TÉLÉCHARGER LA PROGRAMMATION COMPLÈTE


Vous désirez contribuer au prochain numéro du Trente ?

L'équipe d'Atelier 10 s'applique en ce moment à concevoir le prochain numéro du magazine Trente, et recherche des journalistes intéressé.e.s à y participer ! Pour manifester votre intérêt à écrire dans Le Trente ou pour soumettre vos idées, écrivez au rédacteur en chef, Nicolas Langelier à nicolas@atelier10.ca.

La FPJQ en appel d'offres pour Le Trente 2023, 2024 et 2025

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec lance un appel d'offres pour la production éditoriale et graphique de son magazine Le Trente pour les éditions 2023, 2024 et 2025. Les entreprises ou les individus qui ont une expérience de graphisme ou de l'édition de contenu, ou les deux sont invités à soumissionner. Vous trouverez toutes les informations relatives au mandat sur notre site Internet.

Pour obtenir plus d'informations, écrivez-nous à info@fpjq.org.


Pour les membres de la FPJQ

Sondage concernant la Loi sur l'accès à l'information

L'année 2022 marque le 40e anniversaire de la Loi sur l'accès à l'information. Son utilité n'a plus à être démontrée, mais elle a grandement besoin d'être ajustée pour que son esprit soit respecté, plutôt que d'être utilisée pour mettre des bâtons dans les roues de tous ceux et celles qui font des demandes.

Dans ce cadre, la FPJQ a lancé un sondage auprès de ses membres afin d'obtenir un portrait plus exact de la situation. Vos réponses nous permettront d'effectuer les représentations adéquates auprès du gouvernement du Québec.

Nous vous invitons à répondre à ce court questionnaire, qui nous donnera l'heure juste et qui nous aidera à mieux vous représenter. Le sondage ne prendra que quelques minutes à remplir et a été envoyé par courriel à tous les membres à la fin du mois de janvier. Si vous n'avez pas reçu le lien, merci d'écrire à info@fpjq.org pour nous aviser.

Nous vous remercions pour votre précieuse collaboration !


Adhérez dès maintenant à la FPJQ

Vous êtes journaliste, photographe de presse, pupitre, graphiste, professeur.e, retraité.e des médias, étudiant.e ou finissant.e dans un programme de journalisme, joignez-vous à la FPJQ en adhérant dès aujourd'hui par l'entremise de notre site web. Quatre options vous sont offertes, selon votre statut professionnel.

En adhérant à la FPJQ, vous profiterez de multiples avantages en plus de soutenir la liberté de la presse et le droit du public à l'information. 

La carte de presse est valide pour un an à partir de la date de la transaction. Le délai pour l'impression et l'envoi de la carte varie entre deux et quatre semaines.

Pour renouveler ou une première adhésion

DES PRIX ET DES BOURSES

Prix Jules-Fournier et Raymond-Charette du Conseil supérieur de la langue française

Deux membres de la FPJQ sont récompensées

Le Conseil supérieur de la langue française a dévoilé ce matin les noms des personnes lauréates des prix médias 2022. Mme Chantal Guy remporte le prix Jules-Fournier, décerné annuellement à une ou à un journaliste de la presse écrite en reconnaissance de la qualité de ses écrits. Mme Azeb Wolde-Giorghis obtient le prix Raymond-Charette, remis à une ou à un journaliste de la presse radiotélévisée pour sa contribution exemplaire à la diffusion d'un français de qualité.

Chantal Guy (photo de droite), la lauréate du prix Jules-Fournier, a retenu l'attention du jury par sa maîtrise de la langue française, par l'efficacité de son écriture ainsi que par la richesse de son style. De plus, la diversité de son vocabulaire de même que la précision de son langage permettent de commenter des problèmes sociaux avec justesse et de traiter des sujets d'intérêt avec pertinence.

Titulaire d'un baccalauréat en études littéraires de l'UQAM, Mme Guy est journaliste culturelle depuis 1999. La littérature a toujours fait partie de son parcours. Depuis 2019, elle est chroniqueuse pour le cahier Arts et être dans lequel elle écrit autant sur la culture que sur les sujets de société. En 2011, elle a remporté le prix Judith-Jasmin dans la catégorie « Portrait et entrevue ».

La lauréate du prix Raymond-Charette, Azeb Wolde-Giorghi (photo de gauche) a su se démarquer par la correction de sa langue, par la richesse de son vocabulaire ainsi que par la clarté de son expression. Aussi, elle sait allier l'élégance du style à la maîtrise de la langue française, qui se révèle à la fois naturelle, juste et novatrice. Le jury a par ailleurs souligné que son approche du récit et la précision de sa parole permettent la nécessaire distance professionnelle avec les faits traités tout en sachant révéler leur profondeur.

Au service du diffuseur public depuis plus de vingt-cinq ans, Mme Wolde-Giorghis a exercé son métier en Europe, en Afrique et aux États-Unis. Diplômée en sciences politiques, elle est aujourd'hui correspondante à Washington pour la télévision de Radio-Canada.

Visionner la production vidéo avec les lauréates des prix médias

Les deux prix sont chacun accompagnés d'une bourse de 2 000 $ et d'un parchemin calligraphié.

(Photos courtoisie La Presse et CBC/Radio-Canada)

Pour plus de renseignements sur les prix médias

L'appel à candidatures pour la 11e édition se poursuit

Grands prix du journalisme indépendant de l'Ajiq

Le gala des Grands prix du journalisme indépendant (GPJI) célèbre la qualité exceptionnelle des productions journalistiques indépendantes du Québec. Créés en 2009 par l'Association des journalistes indépendants du Québec (Ajiq), les prix récompensent le travail des journalistes indépendants sous tous ses thèmes et plusieurs formes, notamment la presse écrite et la photographie de presse.

Pour participer, veuillez envoyer vos contenus en format Word, en indiquant le lien web de publication ou la référence vers la version imprimée pour les formats écrits en spécifiant la catégorie dans l'objet du message à l'adresse suivante ajiq.gpji@gmail.com. Aucune soumission envoyée à une autre adresse ou dans un autre format ne sera acceptée. Pour les formats photos, voir les règlements spécifiques.

Si vous soumettez dans plusieurs catégories, envoyez un courriel par catégorie. Vous devez envoyer une preuve d'adhésion à l'Ajiq (courriel de confirmation pour les nouveaux membres, copie de votre carte de l'Ajiq ou tout autre document confirmant votre adhésion). Vous avez jusqu'au dimanche 1er mai à 23 h 59 pour déposer vos candidatures. Aucune candidature passée la tombée ne sera acceptée.

Le gala des GPJI aura lieu le mardi 31 mai 2022 à 18h30. Plus de détails suivront au sujet du lieu.

Pour consulter les règlements

CONFÉRENCES, PANELS ET FORMATIONS

PLUS DE DÉTAILS

EN MANCHETTE

Les résultats d'une première étude québécoise sur le cyberharcèlement dévoilés

Plus de la moitié des journalistes sondés en sont victimes

À l'approche de la Journée mondiale de la liberté de presse, le mardi 3 mai, la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC-CSN) a dévoilé ce matin les résultats d'une première étude réalisée au Québec sur le cyberharcèlement à l'endroit des journalistes. Les membres de la FPJQ et de l'Ajiq ont également collaboré à la consultation.

Ce vaste projet de recherche, le premier du genre au Québec, met au jour les conséquences du cyberharcèlement envers les journalistes et sur la couverture médiatique de sujets d'actualité.

Selon les résultats obtenus, plus de la moitié des 264 journalistes, chroniqueuses, chroniqueurs, animatrices et animateurs des médias québécois interrogés, a été victime de cyberharcèlement au cours des dernières années. La consultation démontre que les impacts personnels et professionnels occasionnés menacent la capacité des médias d'information à remplir le rôle qui leur revient.

« Nous sommes tous interpellés par les résultats de cette étude, autant du côté syndical que du côté des entreprises de presse et du gouvernement. Les impacts du phénomène grandissant de l'intimidation en ligne auprès du personnel des médias d'information sont des plus inquiétants : les journalistes affirment vivre une perte de confiance et subir une perte de productivité après de telles agressions. Leur attention en est accaparée au point tel que plusieurs d'entre eux évitent depuis de couvrir certains sujets d'actualité », a réagi la présidente de la FNCC-CSN, Annick Charette, lors de la présentation des résultats de l'étude, réalisée conjointement avec le Service aux collectivités de l'UQAM. Les chercheurs Stéphane Villeneuve et Jérémie Bisaillon, respectivement professeur et chargé de cours au Département de didactique de l'UQAM, en ont assuré les travaux.

Voici les principaux constats des auteurs :

  • 50,8 % des répondantes et répondants affirment avoir été victimes de cyberintimidation ;
  • 17,8 % affirment avoir reçu des menaces visant leur intégrité physique;
  • 7,2 % ont reçu des menaces de mort;
  • La moitié des victimes de cyberharcèlement considère ces événements comme « inévitables » ;
  • 41,8 % des victimes indiquent devoir vivre avec le stress engendré; 32,8 % en ressentir de la colère ;
  • 23,9 % expriment souffrir d'une perte de confiance;
  • 23,1 % sont affectés par une perte de productivité dans leur travail;
  • Enfin, 13,4 % des victimes de cyberintimidation affirment avoir évité de couvrir certains sujets controversés dans le cadre de leur travail; 8,2 % indiquent même avoir songé à quitter leur emploi.

Michaël Nguyen, le président de la FPJQ, considère que la situation est troublante et que des mesures devront être rapidement instaurées afin d'assurer la protection des professionnels et professionnelles de l'information. « Il est temps que les gens comprennent que les propos qu'ils tiennent derrière leur écran ne leur donnent aucune immunité. Les tribunaux ont d'ailleurs récemment rappelé que la violence envers les journalistes est inacceptable, qu'elle soit en ligne ou en personne. La liberté d'expression n'est pas absolue, elle ne permet pas la violence, la diffamation et les menaces. Les réseaux sociaux ont également une part de responsabilité dans l'escalade de la violence en ligne. S'ils ne montrent pas suffisamment de volonté afin d'assainir leurs plateformes, le gouvernement fédéral devra envisager des mesures pour qu'ils y soient contraints ».

Ce projet de recherche a également relevé de graves manquements en matière de prévention du cyberharcèlement au sein des entreprises médiatiques. « Quand on constate la faible prévalence de mesures de prévention et de soutien en matière de cyberharcèlement, nous sommes d'avis qu'un ensemble de mesures devient nécessaire pour nous assurer que les travailleuses et travailleurs de l'information puissent effectuer leur travail dans des conditions permettant une totale liberté de la presse, condition essentielle à notre démocratie », a précisé Mme Charette.

Les faits suivants ont aussi été constatés dans la consultation :

  • 71,4 % des journalistes, chroniqueuses, chroniqueurs, animatrices et animateurs sondés affirment qu'il n'existe, au sein de leur entreprise médiatique, aucune mesure visant à prévenir les actes de cyberharcèlement;
  • 65,2 % des répondantes et répondants indiquent qu'il n'existe pas de mesures visant à soutenir les victimes après un acte de cyberharcèlement;
  • Cependant, précise l'étude, lorsque des mesures sont en place, elles sont considérées comme suffisantes et adéquates par 65,3 % des répondantes et répondants.

Devant de tels résultats, la FNCC-CSN interpellera au cours des prochaines semaines ses syndicats affiliés, les entreprises de presse ainsi que les principaux représentants gouvernementaux afin de mettre en œuvre les recommandations de ce rapport.

  


Achat de deux radios en Abitibi-Témiscamingue

Arsenal Media veut y implanter son service d'actualités

Arsenal Media, le nouveau propriétaire des stations de radio WOW FM et Capitale Rock, diffusées en Abitibi-Témiscamingue, veut lancer une plateforme d'actualités régionales avec ses propres journalistes.

« On va amener une plateforme en Abitibi, on veut la développer. Elle n'est pas nationalisée, c'est vraiment local pour les intérêts des gens de la place », indique Sylvain Chamberland, le président et chef de la direction d'Arsenal Media. L'entreprise a déjà de l'expertise en cette matière puisqu'elle possède des plateformes d'information dans chacune des huit régions où elle exploite ses 16 stations de radio.

Dans son analyse de la transaction en mars, le CRTC reconnaissait d'ailleurs que l'acquisition des stations radiophoniques de Cogeco Média par Arsenal Media permettrait aux auditeurs d'obtenir « une offre de nouvelles élargies » et qu'elle aurait « une incidence positive sur la diversité des voix des marchés desservis ».

Arsenal Media possède trois marques radio, soit Plaisir, O et Hit Country. Dans une lettre adressée au CRTC en juillet 2021, l'entreprise exprimait son désir de remplacer les fréquences exploitées actuellement sous le nom de WOW FM par Plaisir et celle de Capitale Rock par O. M. Chamberland est conscient que ce nouveau visage représenterait un énième changement de nom pour les deux stations de radio et il souhaite d'abord étudier en profondeur les deux acquisitions avant de prendre une décision à ce sujet.


Pandémie de COVID-19

Le dur vécu des journalistes scientifiques francophones

Depuis deux ans, la pandémie de COVID-19 a bouleversé nos vies. Elle a déjà entraîné de profonds changements dans notre société. Les journalistes spécialisés en santé et en sciences ont ainsi accompli un boulot colossal en vulgarisant toutes les facettes de cette épidémie. Plusieurs reporters ont raconté leurs expériences au site Web Numerama, dont Jean-François Cliche (photo), du quotidien Le Soleil à Québec.

« Les sciences n'ont jamais été un parent pauvre au Soleil. Pour autant, la chronique que je fais deux fois par semaine pour répondre aux questions des lecteurs a très vite été littéralement submergée ! Cela a représenté un énorme travail, tout en devant écrire depuis la maison avec les enfants à surveiller ! », a affirmé M. Cliche.

Pour le journaliste, les premiers mois ont été particulièrement difficiles puisque ce virus était nouveau, donc les zones d'ombre, nombreuses. « Les médias ont tendance à occulter ce qu'ils ne savent pas. Or, là, c'était vraiment important de dire ce que nous savions et ce que nous ne savions pas », poursuit-il.

La journaliste suisse Annick Chevillot, à l'emploi du média en ligne Heidi.news, a souligné qu'il était parfois difficile d'effectuer son travail quand des drames secouaient des gens près de soi. « Émotionnellement, cette crise a été très difficile à gérer, d'autant que dès avril [2020] des proches ont été touchés et des membres de la rédaction endeuillés », a-t-elle rapporté.

Le cyberharcèlement, les injures et les menaces provenant des complotistes et des opposants aux mesures sanitaires représentent toutefois ce que les journalistes affectés à la santé et aux sciences ont enduré de pire depuis deux ans. « J'ai reçu de très nombreux messages d'insultes venant de personnes antivax, mais aussi, dans une moindre mesure, de personnes ultra-alarmistes qui pensaient que rien n'était jamais suffisant pour endiguer la pandémie », raconte M. Cliche. « L'agressivité a décuplé avec l'arrivée des vaccins et j'ai bien sûr été jugé coupable de tous les maux et qualifié de vendu à Pfizer ou au Big Pharma. J'ai aussi reçu des menaces et porté plainte à deux reprises ».

(Photo courtoisie Le Soleil)

LES détails

Lutte à la polarisation et à la désinformation

La PDG de Radio-Canada veut miser sur l'inclusion et les jeunes

« L'ambition de rassembler dans un monde polarisé », voilà le message qu'a tenu à livrer Catherine Tait (photo), la présidente et directrice générale de CBC/Radio-Canada, lors d'un discours prononcé le 13 avril dernier à Montréal.

Lors de sa conférence, Mme Tait a estimé que le diffuseur public devait lutter contre la polarisation et la désinformation en misant sur l'inclusion des communautés et l'éducation médiatique des plus jeunes. Elle a convenu qu'il était « difficile d'être un journaliste en ce moment » puisqu'une « cascade d'événements », comme la pandémie, le meurtre de George Floyd aux États-Unis et maintenant la guerre en Ukraine, est venue polariser le discours public et attiser la méfiance envers les médias.

À cet égard, elle s'inquiète de l'augmentation des cas de harcèlement subis par les professionnels,les de l'information au cours de la dernière année. « Il faut essayer de soutenir le travail de nos journalistes. Ils font un travail incroyable dans un environnement très difficile. On a vu ça avec les convois à Ottawa et d'autres villes au Canada », a mentionné la présidente.

Pour renverser la tendance, Mme Tait veut miser sur la diffusion d'émissions reflétant la diversité canadienne. « Si on ne reflète pas la réalité des populations canadiennes, de tout notre public, si ces gens-là ne se voient pas sur nos ondes, dans nos textes, alors on s'éloigne de notre public ». Elle a ajouté que les jeunes doivent aussi faire partie de la solution. « Qu'on commence avec les enfants, les jeunes. Il faut absolument travailler pour qu'ils puissent comprendre l'importance de l'information fiable, crédible, et c'est ça qu'on fait avec MAJ et CBC Kids News », a-t-elle ajouté.

(Photo courtoisie Radio-Canada)

LES PRÉCISIONS

GUERRE EN UKRAINE

Les services de renseignement sur un pied d'alerte

Le Canada en guerre contre la désinformation russe

À l'instar des pays occidentaux qui soutiennent l'Ukraine dans sa lutte contre l'envahisseur russe, le Canada se prépare activement à contrer les campagnes de désinformation orchestrées par le Kremlin pour semer la confusion et tromper les gens.

Le ministre canadien de la Sécurité publique, Marco Mendicino (photo), a affirmé que le Canada utilise tous les outils à sa disposition pour détecter la tromperie en ligne de la Russie et pour affaiblir son impact. Il a ajouté que son gouvernement s'attend à des représailles de la part du régime de Vladimir Poutine en raison de son soutien à l'Ukraine. « Le Canada et tous ses alliés restent en état d'alerte face aux représailles russes sous forme de désinformation et d'ingérence étrangère », a-t-il déclaré.

Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a récemment révélé que la Russie répandait des mensonges sur l'implication du Canada dans le conflit ukrainien en utilisant les médias qu'elle contrôle. Les faux récits du Kremlin comprennent des images trafiquées de membres des Forces armées canadiennes en Ukraine et de fausses allégations selon lesquelles des soldats canadiens commettent des crimes de guerre.

Ottawa a débloqué un budget de 28 M$ contre la désinformation parrainée par l'État, non seulement de la Russie, mais aussi de la Chine, de l'Iran et d'autres acteurs étrangers. Le ministre Mendicino a estimé que dénoncer des mensonges, y compris l'affirmation de M. Poutine selon laquelle l'invasion de l'Ukraine avait pour but de dénazifier le pays, est une première étape cruciale pour diminuer l'impact de la désinformation.

(Photo courtoisie Chambre des communes)

LA NOUVELLE

Dagbladet

Un quotidien norvégien transformé par la guerre

La guerre en Ukraine a causé un branle-bas de combat dans les salles de rédaction de plusieurs médias à travers le monde et entraîné une redéfinition de la façon de couvrir les grands événements internationaux. C'est ce qui est arrivé au journal Dagbladet, le deuxième plus grand quotidien norvégien.

Fondé en 1869, Dagbladet (qui veut littéralement dire « Journal quotidien ») a été converti en tabloïd en 1983. « Le 24 février, le monde s'est réveillé avec une guerre en Europe. Dès le départ, les gens avaient un immense intérêt pour les nouvelles concernant ce conflit. Dans tous les médias, la priorité a été donnée à la couverture de l'invasion russe de l'Ukraine », affirme Alexandra Beverfjord (photo), rédactrice en chef du journal basé à Oslo.

Lorsque la nouvelle de l'invasion russe est parvenue au monde, Dagbladet a complètement réorganisé sa salle de rédaction. « Cela a eu un effet immédiat sur la manière dont l'information était sélectionnée et présentée. Nous avons également établi nos propres critères pour le traitement des images », indique Mme Beverfjord. Le journal a également embauché des interprètes qui avaient une expertise en ukrainien et en biélorusse.

Depuis février, le quotidien veille à ce que ses journalistes accordent une priorité à la guerre, et ce, dans tous les domaines, tant et aussi longtemps qu'elle durera. Une chronologie des faits saillants, des cartes des zones touchées et une galerie des figures importantes sont quotidiennement mises à jour. Enfin, la chaîne sur le Web, Dagbladet TV, a décidé de concentrer sa couverture sur trois axes principaux : communiquer les dernières nouvelles, expliquer en plus d'analyser ce qui se passe et montrer les conséquences pour les victimes de la guerre.

(Photo courtoisie INMA)

Les explications

Russia Today (RT)

Le secret du succès d'une chaîne d'information russe

L'invasion de l'Ukraine par la Russie il y a plus de deux mois a mis à l'avant-scène la chaîne d'information internationale en continu Russia Today (RT). Sa diffusion a été interdite au Canada et dans de nombreux pays européens. Le chercheur français Maxime Audinet a enquêté sur RT et a raconté, lors d'un entretien sur le site de l'Ina, comment la chaîne est née et est devenue avec les années un puissant outil d'influence internationale.

Créée en 2005 à l'initiative du Kremlin pour améliorer la réputation du pays, RT se présente aujourd'hui comme une « alternative » aux médias « mainstream » occidentaux. Selon M. Audinet, deux raisons expliquent la création de la chaîne : les révolutions d'orientation libérale et pro-européenne dans des pays de l'ancien bloc communiste et l'intégration de plusieurs de ceux-ci dans l'UE et l'OTAN. « L'appareil étatique russe refonde dans ce contexte son dispositif d'influence et de diplomatie publique, en créant notamment Russia Today (RT) », explique-t-il.

La guerre entre la Géorgie et sa province séparatiste d'Ossétie du Sud en 2008 donne l'occasion à la nouvelle chaîne de faire bonne figure dans l'espace médiatique européen. « Russia Today y trouve alors l'occasion de s'imposer comme un média capable d'apporter un contre-récit, une "autre vision" des événements, conforme à celle qui prédomine à Moscou », souligne le chercheur. C'est d'ailleurs après cette couverture du conflit que les cotes d'écoute de la chaîne ont augmenté de manière significative.

Le développement de RT a par la suite été en croissance constante. En 2018, la chaîne employait plus de 2500 personnes dans le monde. « Dans les antennes à l'étranger, les postes de direction sont tous occupés par des citoyens russes, mais les rédactions sont constituées à grande majorité de [journalistes] nationaux », affirme le chercheur. La ligne éditoriale s'inscrit dans la dénonciation de « l'Occident libéral ». « De manière générale, les sujets sécuritaires trouvent un fort écho sur RT et les élections sont couvertes par la mise en exergue des tensions sociales ou du dysfonctionnement des systèmes démocratiques et pluralistes, de leur incapacité à contenir les conflits qui traversent leurs sociétés », conclut M. Audinet.

(Photo courtoisie IFRI.org)

L'entretien complet de Maxime Audinet

À L'INTERNATIONAL

Rachat de Twitter par le milliardaire Elon Musk

La FIJ craint une dérive du réseau social

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a vivement condamné le rachat de Twitter au coût de 44 milliards $ par le milliardaire sud-africain Elon Musk, PDG de SpaceX et DG de la société Tesla. La plus grande organisation mondiale journalistique craint maintenant que la liberté de la presse ne soit en danger sur cette plateforme.

L'opération envisagée, qui a déjà obtenu le feu vert du conseil d'administration du réseau social, « menace le pluralisme et la liberté de la presse et crée un terrain favorable pour la désinformation », affirme la FIJ, qui représente 600 000 journalistes provenant de 146 pays, par l'entremise de 187 syndicats et associations.

Le milliardaire « est connu pour avoir depuis longtemps critiqué les politiques de modération de contenus de Twitter et il a régulièrement appelé à ce que le réseau social soit moins réglementé », soutient la Fédération.

Selon la FIJ, cette concentration de pouvoir au sein d'une seule personne ne pourra être que néfaste et elle critique la volonté d'Elon Musk d'« authentifier » tous les utilisateurs du réseau social, estimant que l'absence d'anonymat « remettrait sérieusement en cause la protection […] de nombreux journalistes et sources à travers le monde » qui prennent des risques en affrontant des intérêts puissants.

« Twitter est une extension du bureau des journalistes. C'est là qu'ils font la promotion de leur travail, expriment des idées ou trouvent des sources d'information. Cet espace doit être dûment modéré, tout en respectant la liberté d'expression. C'est un équilibre délicat auquel tout propriétaire de Twitter doit faire attention », conclut Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ.

LA NOUVELLE

CNN+ sacrifiée un mois après son lancement en raison d'une fusion

Sitôt lancée, sitôt abandonnée

Un mois suivant son lancement en grande pompe, CNN+, va cesser d'émettre le 30 avril prochain. Le service payant de diffusion en continu (streaming) avait été présenté en 2021 comme le projet le plus ambitieux en matière d'information télévisée en ligne aux États-Unis.

Cette décision intervient peu après la fusion de la chaîne Discovery avec WarnerMedia, qui regroupe CNN et HBO Max, pour former le géant des médias et de diffusion en continu Warner Bros Discovery. « Dans un marché du streaming complexe, les consommateurs veulent de la simplicité et un service tout compris qui offre une meilleure expérience et plus d'avantages que les offres autonomes », a déclaré Jean-Briac Perrette, directeur général et président de la diffusion en continu et du divertissement interactif chez Warner Bros Discovery.

Le projet de CNN n'entrait pas non plus dans les plans des nouveaux patrons de Warner Bros Discovery, un mastodonte du divertissement qui veut concurrencer le géant Netflix. « CNN sera plus fort dans le cadre de la stratégie de streaming de Warner Bros Discovery, qui envisage les informations comme un élément important d'une offre plus large et attrayante, au même titre que le sport, le divertissement et les contenus documentaires », a ajouté Chris Licht, président de CNN.

Malgré le recrutement du journaliste vedette de Fox News, Chris Wallace, CNN+ n'avait pas fait le plein d'abonnés depuis son lancement le 29 mars dernier. Le président de CNN a précisé que ceux-ci recevront « des remboursements au prorata des frais d'abonnements ».

Les EXPLICATIONS

Nouvelle chaîne d'informations au Royaume-Uni

Une interview de Donald Trump pour lancer TalkTV

La nouvelle chaîne britannique de Rupert Murdoch, TalkTV, a frappé fort, lundi, lors de son premier jour de diffusion. Le présentateur vedette Tom Newton Dunn a inauguré l'antenne, la présentant comme une « nouvelle chaîne audacieuse » avant de mettre en ondes une entrevue de l'ancien président américain Donald Trump, mené par le journaliste Piers Morgan.

Un extrait vidéo pour la promotion de l'émission, intitulée Uncensored, montrait Donald Trump quitter brusquement la salle après des échanges houleux sur l'élection présidentielle américaine de 2020 dont il a affirmé qu'elle lui avait été « volée ». Dans un communiqué, l'ancien président a affirmé que Morgan avait essayé « illégalement et de manière trompeuse de couper son long et fastidieux entretien ».

Dans l'interview, l'ex-président a également assuré que lorsqu'il était au pouvoir, il a menacé son homologue russe Vladimir Poutine « comme on ne l'avait jamais fait auparavant », au sujet de la perspective d'une invasion de l'Ukraine, tout en refusant d'élaborer davantage.

TalkTV mise sur la présentation de « débats animés » pour se démarquer dans un paysage médiatique britannique déjà surchargé. La chaîne d'information est diffusée sur les télévisions britanniques, sur des plateformes de diffusion en continu et sur YouTube et sera animée par des journalistes du Times et du Sun, deux journaux dont M. Murdoch est le propriétaire.

« Le réel objectif de M. Murdoch est de cogner sur la BBC », estime Mme Jean Seaton, professeure des médias à l'université de Westminster et historienne officielle du groupe audiovisuel public. Elle ajoute que les diffuseurs publics britanniques sont une « épine dans le pied » pour les intérêts commerciaux du milliardaire australien. M. Murdoch a toutefois l'avantage d'entretenir de bonnes relations avec le gouvernement conservateur du Royaume-Uni, qui a récemment pris pour cible la BBC et Channel 4, une autre chaîne publique.

Les détails

Le sort de Julian Assange se jouera dans un mois

Nouvelle pétition de RSF appelant à sa libération

Après que l'affaire du journaliste australien Julian Assange ait été récemment transmise à la ministre de l'Intérieur du Royaume-Uni par la Westminster Magistrates Court, Reporters sans frontières (RSF) récidive en lançant une deuxième pétition appelant le gouvernement britannique à ne pas se plier à la décision de son extradition vers les États-Unis. Ses avocats ont un mois pour présenter leurs arguments en défense. À l'issue de cette période, la ministre Priti Patel devra se prononcer en approuvant ou en rejetant la demande d'extradition du gouvernement américain.

C'est dans cette optique que RSF a lancé la nouvelle pétition, #FreeAssange. « Ces quatre semaines à venir seront déterminantes dans la mobilisation visant à bloquer l'extradition de Julian Assange et à assurer sa libération. Nous aspirons, par le biais de cette pétition, à mobiliser celles et ceux qui défendent le journalisme et la liberté de la presse et nous attendons que le gouvernement britannique rende des comptes », souligne Rebecca Vincent, directrice des opérations et des campagnes à RSF. L'organisme invite tous les partisans de la liberté de la presse à signer la pétition avant le 18 mai.

La précédente pétition, lancée en septembre 2021, avait recueilli plus de 90 000 signatures. Elle avait été adressée au début de 2021 à Downing Street, au ministère de l'Intérieur, au ministère de la Justice ainsi qu'au bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth.

(Photo courtoisie RSF)

L'appel de rsf

Modification d'un titre en page frontispice

Les journalistes de Marianne accusent l'actionnaire principal

Quelques jours avant le deuxième tour de l'élection présidentielle française, les journalistes du magazine d'actualité hebdomadaire Marianne ont vivement dénoncé la modification de la une afin de la rendre moins agressive envers Emmanuel Macron, le candidat favori dans les sondages.

Un communiqué émis deux jours avant la publication du numéro par la Société des rédacteurs de Marianne (SRM) pointait du doigt l'actionnaire majoritaire du titre et propriétaire du groupe de presse CMI, le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky. « Cette ingérence de notre actionnaire majoritaire, Daniel Kretinsky, constitue une attaque grave contre l'indépendance éditoriale de Marianne. Il s'était pourtant personnellement engagé devant les journalistes, à deux reprises, à respecter ce principe fondamental. Et jusqu'ici il l'avait fait », a mentionné la Société des rédacteurs.

Sur la page frontispice de l'édition du 21 avril (photo), la dernière avant le deuxième tour de la présidentielle française, la rédaction avait choisi de représenter Emmanuel Macron accompagné de la mention « La colère… » avec en dessous, Marine Le Pen « …ou le chaos ? » Après l'intervention de M. Kretinsky, le titre est devenu : « Malgré la colère… » sur le visage de Macron, « …éviter le chaos », sur celui de Le Pen. Un titre moins défavorable au président sortant et plus incitatif au vote contre la candidate du Rassemblement national.

Le milliardaire, très europhile et plutôt en accord avec les politiques d'Emmanuel Macron, l'a déjà décrit comme « un grand talent » dans le livre Mister K., écrit par le journaliste Jérôme Lefilliâtre de Libération. Cette accusation d'interventionnisme amène de nouveau les soupçons de collusion entre les propriétaires des médias et le président maintenant réélu, des rumeurs qui ont commencé à fleurir lors la campagne de 2017.

LES PRÉCISIONS DE LIBÉRATION

LE COIN LECTURE

Intox et La Collision des récits

Deux livres pour remettre ses pratiques en question

En ces temps de fausses nouvelles, de désinformation, de mainmise des réseaux sociaux sur nos vies et de perte de confiance du public envers les journalistes, deux livres parus il y a quelques semaines posent une question criante d'actualité : et si les artisans des médias d'information avaient une part de responsabilité dans cet état de fait ?

Dans Intox, journalisme d'enquête, désinformation et « cover-up », paru le 4 avril chez les Éditions Québec Amérique, le professionnel des relations publiques Michel Lemay se demande si l'industrie de l'information mérite encore la confiance du public. L'auteur affirme que des reportages récents, comme ceux du Toronto Star sur le vaccin Gardasil et ceux de TVA Nouvelles sur une mosquée de Montréal qui aurait voulu empêcher la présence de femmes sur un chantier situé à proximité, ont pu contribuer à discréditer la pratique du journalisme et miner la confiance du public.

M. Lemay ajoute que les journalistes, toujours prompts à dénoncer les torts d'autrui, se montrent plus réticents à reconnaître leurs propres fautes. Et ce n'est pas le Conseil de presse, qu'il considère comme n'ayant aucun pouvoir ni aucune influence, qui va changer les choses.

Intox convie donc les journalistes et les entreprises de presse à une sérieuse introspection pour que la pratique du métier corresponde aux normes éthiques les plus élevées et pour arriver à regagner la confiance du public.

Le livre du sociologue Philippe de Grosbois, La collision des récits, le journalisme face à la désinformation, paru en mars dernier chez les Éditions Écosociété, s'attaque pour sa part aux médias sociaux, dont les tares étaient déjà présentes, selon lui, dans les médias traditionnels. Il s'appuie sur cette prémisse pour remettre en question les principes mêmes du métier de journaliste tel qu'on le pratique aujourd'hui.

À ses yeux, les principes au cœur des codes d'éthique du journalisme sont dépassés. Le concept même de vérité serait ainsi une construction et non une réalité. Pour M. de Grosbois, les journalistes adhèrent aux normes établies par le pouvoir, ce qui leur permet « d'éviter d'interroger leur propre position dans la structure sociale ».

EN SAVOIR PLUS SUR projet j

Une biographie du journaliste américain Christopher Clarey

Federer - Le maître du jeu, en librairie le 12 mai

Roger Federer est une icône contemporaine. Son palmarès, ses records et son état d'esprit sur les courts comme en dehors ont fait de lui un modèle pour une génération de partisans à travers le monde. Son style de jeu, tout en légèreté et en finesse, a redéfini les bases du tennis et lui a souvent valu d'être comparé à un danseur classique ou à un virtuose. Derrière cette perfection se cache un champion de la maîtrise de soi, un exemple d'esprit sportif qui a su dompter ses démons intérieurs quand il était un adolescent nerveux et colérique.

Journaliste sportif, Christopher Clarey écrit dans le New York Times et le International Herald Tribune depuis plus de 30 ans. Il a suivi Federer de Johannesburg à Dubaï en passant par Londres, Montréal, New York, Melbourne et Paris, mais aussi à bord d'un jet privé au-dessus du désert californien ou encore à la terrasse d'un grand hôtel avec une vue imprenable sur le lac de Zurich.

L'auteur a recueilli pendant plus de vingt ans des interviews exclusives de Federer, mais également des membres de son équipe, de ses proches et de ses rivaux historiques – Nadal, Djokovic, Sampras, Safin et Roddick. Clarey livre ici une biographie de référence, un récit intime sur les éléments clés qui ont permis à un jeune tennisman suisse prometteur de devenir le sportif le plus adulé de la planète.

Ancien joueur de tennis lui-même, M. Clarey est reconnu comme une autorité mondiale en la matière et il a eu le privilège de côtoyer les plus grands champions. Il réside entre Boston et Paris et suit les tournois sur tous les continents. Federer - Le maître du jeu, est une parution des Éditions Flammarion Québec. Le livre sera disponible en librairie dès le jeudi 12 mai.

Les détails

À VOS AGENDAS

28 avril 2022 à 18h

Cérémonie de remise des prix Lizette-Gervais à la salle Pierre-Bourgault de l'UQAM

29 avril 2022

Date limite pour participer au Devoir de la presse étudiante et au prix René-Lévesque

Date limite pour participer à la Bourse de la relève journalistique Marthe Blouin 2022 de la FPJQ-Outaouais

30 avril au 5 juin 2022

Exposition En un regard présentée au Musée national de la photographie de Drummondville par la FPJQ section Montérégie dans le cadre de la Semaine de la presse et des médias

1er mai 2022 à 23h59

Date limite pour déposer des candidatures au Gala des Grands prix du journalisme indépendant de l'Ajiq

2 au 8 mai 2022

Semaine de la presse et des médias

Présentation de capsules vidéos de la FPJQ section Montérégie dans le cadre de la Semaine de la presse et des médias

2 mai 2022 à midi

Panel en virtuel dans le cadre de la Semaine de la presse et des médias : Le journalisme : un pilier à la démocratie

3 mai 2022

Journée mondiale de la liberté de la presse

Dévoilement des nominations pour Les prix du magazine canadien

Panel en virtuel dans le cadre de la Semaine de la presse et des médias : Le journalisme engagé et non violent en période d'insécurité sociale

Causerie en présentiel de la FPJQ section Québec dans le cadre de la Semaine de la presse et des médias : Les journalistes et la guerre : histoires de couverture en temps de crise

4 mai 2022

Visioconférence de la FPJQ-Saguenay-Lac-Saint-Jean : Frédérick Lavoie : Le journalisme en temps de guerre

Panel en virtuel en collaboration avec le CQÉMI et le CLÉMI : L'éducation aux médias à l'heure des grands bouleversements

Activité en présentiel de la FPJQ-Québec : Tête-à-tête médiatique : venez rencontrer vos journalistes préférés !

Panel en virtuel dans le cadre de la Semaine de la presse et des médias : Faits vs fausses nouvelles : le combat de l'information

6 mai 2022

Panel en virtuel dans le cadre de la Semaine de la presse et des médias : Les genres journalistiques, la production de contenu et les influenceurs : remédions à la confusion du public !

Annonce des lauréats et lauréates 2021 du Concours canadien de journalisme

7 mai 2022

Panel en présentiel dans le cadre de la Semaine de la presse et des médias : Comment favoriser la diversité culturelle au sein des groupes de presse et des médias québécois ?

Panel en présentiel dans le cadre de la Semaine de la presse et des médias : Renforcer la confiance envers les médias

Gala en présentiel de la remise des prix Judith-Jasmin et Antoine-Desilets au Grand Times hôtel à Laval

9 mai 2022

Date butoir pour répondre au sondage de J-Source : Le projet pour la Liberté de la presse au Canada

15 mai 2022

Date butoir du dépôt des appels d'offres pour la production du magazine Trente 2023-2024-2025

Formation de Stéphanie Dupuis et Jean-Philippe Daoust - L'importance du titre pour les nouvelles en ligne

22 mai 2022

Fermeture des bureaux de la FPJQ pour la Journée nationale des patriotes

27 au 29 mai 2022

Conférence nationale de l'Association canadienne des journalistes à Montréal

31 mai 2022

Gala des Grands prix du journalisme indépendant de l'Ajiq

Formation de Diane Bérard et Amélie Daoust-Boisvert - Le journalisme de solutions, pourquoi, pour qui et comment ?

14 juin 2022 à 19h

Formation d'Éric Cardinal - Comment couvrir les enjeux autochtones ? (inscription à venir)

23 juin au 25 août 2022

Pause estivale de la publication de l'infolettre hebdomadaire

24 juin 2022

Fermeture des bureaux de la FPJQ pour la Fête nationale du Québec

Date limite pour répondre au Sondage 2022 sur la diversité dans les salles de rédaction canadiennes de l'Association canadienne des journalistes en collaboration avec la FPJQ

27 juin 2022 à 19h

Formation d'Antonin Rossier-Bisaillon - Découvrir l'écriture inclusive

1er juillet 2022

Fermeture des bureaux de la FPJQ pour la fête du Canada

25 août 2022

Reprise de la publication de l'infolettre hebdomadaire

VOS AVANTAGES FINANCIERS

Amerispa et Moment Spa

Amerispa et Moment Spa offrent un rabais de 10 % aux membres de la FPJQ pour les soins, produits et accès aux bains à prix régulier, sur présentation de la carte de presse. Offre valide en tout temps jusqu'au 30 avril 2022.

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Camping Le Dauphinais

Le camping Le Dauphinais à Hemmingford offre un rabais de 10 % pour les membres de la FPJQ sur la présentation de la carte de presse.

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IRIS

IRIS, le groupe visuel offre le Programme des avantages IRIS à tous les employés et membres de la FPJQ ainsi qu'à leur famille immédiate résidant à la même adresse avec le code promotionnel.

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La Sucrerie du Domaine

La cabane à sucre La Sucrerie du Domaine dans Lanaudière offre un rabais de 10% avec le code promotionnel aux membres de la FPJQ sur les produits de sa boutique en ligne.

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OFFRES D'EMPLOI

Journaliste | Publications BLD (Les Débrouillards, Les Explorateurs et Curium)

Type d'emploi : Temps plein

Lieu : Montréal (mode hybride de travail)

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Journaliste | Le Journal de Montréal

Lieu : Montréal

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Journaliste | La Voix de l'Est

Type d'emploi : Temps plein

Lieu : Granby (télétravail possible)

Date limite : Lundi 2 mai 2022

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Journaliste à la diffusion numérique | La Tribune

Type d'emploi : Temps plein

Lieu : Sherbrooke (avec possibilité de télétravail)

Date limite : Mardi 3 mai 2022

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Journaliste - Péninsule acadienne (N.- B.) | Acadie Nouvelle

Type d'emploi : Permanent, temps plein

Lieu : Caraquet, Nouveau-Brunswick

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Journaliste multiplateforme | TVRS

Type d'emploi : Permanent, temps plein

Lieu : Rive-sud de Montréal

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Journaliste au pupitre numérique | Le Soleil

Type d'emploi : Surnuméraire

Lieu : Québec (mode de travail hybride)

Date limite : Vendredi 29 avril 2022 à 16 h

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Journaliste | Unique FM 94,5

Type d'emploi : Temps plein

Lieu : Ottawa, Ontario

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Journaliste au pupitre numérique | Les Affaires

Type d'emploi : Permanent, temps plein

Lieu : Montréal (possibilité de télétravail)

Date limite : Vendredi 29 avril 2022

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Envoyé par Yapla