2022-06-16 Lettre InfoFPJQ2022-06-16 Lettre InfoFPJQ
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—  LE TRENTE HEBDO  —
L'infolettre de la FPJQ

EN MANCHETTE

La FPJQ considère que le moment n'était pas idéal pour ce type d'annonce

Création d'un prix René-Lévesque pour les journalistes

Lors du lancement des festivités entourant le centenaire de René Lévesque, lundi soir à Montréal, le premier ministre du Québec François Legault a annoncé la création d'un nouveau Prix du Québec en journalisme, remis dès 2023, qui portera le nom de prix René-Lévesque. « Ça va devenir la plus haute distinction attribuée par le gouvernement du Québec pour une contribution remarquable dans le domaine du journalisme. C'est une belle manière d'immortaliser la contribution de René Lévesque au journalisme québécois » a déclaré M. Legault.

Le défunt premier ministre et cofondateur du Parti québécois René Lévesque avait oeuvré comme correspondant de guerre, journaliste et animateur à la radio et à la télévision de Radio-Canada dans les années 1940 et 1950 avant de se réorienter vers la politique.

Interrogé par La Presse sur le nouveau prix, le président de la FPJQ, Michaël Nguyen, a indiqué que l'annonce de M. Legault avait créé un certain malaise dans le milieu, mais que la Fédération ne s'y opposait pas.

« Le fait que ça s'est fait dans une période préélectorale, le fait que ce soit le premier ministre qui l'annonce dans un discours, il y a certainement une maladresse. Il y a la justice, et l'apparence de justice. […] Le journalisme est dans une période vraiment cruciale, attaqué de toute part. En l'annonçant comme ça, les apparences ne sont pas excellentes », a-t-il ajouté, tout en expliquant qu'il doit défendre constamment l'aide financière gouvernementale accordée aux médias.

Le président Nguyen ajoute que peu d'informations sur les critères et le jury ont été dévoilées et demande que les détails soient rapidement annoncés pour éviter toute ambiguïté. « Qui seront-ils ? Des élus ? Des attachés politiques ? Un comité indépendant ? Il y a plein de détails qu'on ne connaît pas, ça n'aide pas les apparences ».

Il a de plus indiqué que la Fondation René-Lévesque et Le Devoir remettaient déjà un prix en journalisme étudiant du nom de l'ancien premier ministre péquiste et que la FJPQ décerne aussi des prix Judith-Jasmin pour récompenser les meilleurs reportages au Québec.

Il existe actuellement 16 Prix du Québec, dont le prix Guy-Mauffette, remis chaque année à une personne « pour sa contribution remarquable à l'excellence de la radio, de la télévision ou de la presse écrite québécoise ou encore à celle des médias numériques ». Ce prix a déjà été remis à des journalistes par le passé, dont Céline Galipeau en 2021, mais il n'était pas exclusif à la profession. Le cabinet de la ministre de la Culture Nathalie Roy a indiqué que « pour chacun des Prix du Québec, les candidatures sont évaluées par un jury distinct formé de pairs issus des milieux culturels ou scientifiques et composé de trois à cinq personnes représentatives des domaines et disciplines ».

Ewan Sauves, l'attaché de presse du premier ministre, a répondu par courriel que le moment de l'annonce était judicieux. « Si on ne peut pas annoncer le prix René-Lévesque au moment des commémorations de son centenaire, quand pourrait-on le faire ? ».

« En cette ère de désinformation et de prolifération de sources d'informations douteuses, ce prix constitue un rappel de l'importance du travail journalistique et de la nécessité pour la démocratie de pouvoir compter sur la présence de médias crédibles, rigoureux et indépendants ». M. Sauves espère que cette distinction « inspirera de nombreux journalistes, actuels et futurs ».

(Photo courtoisie Wikipédia)

LA nouvelle

Magazine Le Trente 2022

Vous désirez contribuer ou annoncer dans le prochain numéro ?

L'équipe d'Atelier 10 s'applique en ce moment à concevoir le prochain numéro du magazine Le Trente et recherche des journalistes intéressé.e.s à proposer des sujets. Pour manifester votre intérêt à écrire dans Le Trente ou pour soumettre vos idées, écrivez au rédacteur en chef, Nicolas Langelier à nicolas@atelier10.ca.

Pour placer une publicité dans le prochain numéro, vous pouvez contacter directement Josée Poirier au (514) 273-5002 ou par courriel à l'adresse suivante : josee@atelier10.ca.


Vous avez une formation professionnelle pertinente à proposer ?

Partager votre expertise avec les membres de la Fédération

Vous êtes une personne captivante qui travaille dans le domaine de l'information ou qui enseigne dans un programme en journalisme ? Vous aimez partager votre savoir et dévoiler des astuces ? La FPJQ vous propose de devenir formatrice ou formateur sur une base occasionnelle.

Nous recherchons des professionnels qualifiés de divers horizons (judiciaire, BD informative, photographie de presse, politique, réseaux sociaux, etc.), passionnés par leur métier et désirant instruire par le biais d'ateliers en lien avec l'univers journalistique.

Pour soumettre un projet de formation pour l'automne 2022, écrivez sans tarder à info@fpjq.org.


Membres de la FPJQ

L'infolettre est votre porte-voix

Vous avez une nouvelle vous concernant, n'hésitez pas à nous transmettre l'information et des photos afin qu'elle soit publiée dans notre infolettre, Le Trente hebdo.

Que ce soit pour une nomination, la parution d'un livre, un changement d'affectation ou encore pour une distinction reçue, vous n'avez qu'à écrire à l'adresse infolettre@fpjq.org pour nous en aviser.

Notez que l'infolettre fera relâche pendant la période estivale. La dernière publication se fera le jeudi 23 juin et la parution hebdomadaire reprendra à partir du 25 août prochain.

Les infolettres parues depuis janvier 2021

Pour les étudiants et étudiantes en journalisme

Collaboration à l'infolettre de la FPJQ pour l'automne 2022

Vous êtes membre de la FPJQ et vous étudiez dans un programme de journalisme au niveau collégial ou universitaire ? La Fédération vous invite à collaborer à l'infolettre hebdomadaire sous forme d'un stage de quatre semaines. Des places sont disponibles entre la fin août et la mi-décembre 2022.

En plus de préparer une revue de presse en lien avec le milieu journalistique, les stagiaires auront à rédiger un reportage ou un billet sur l'univers des médias.

Chaque stagiaire recevra un dédommagement de 100 $ pour sa participation et une bourse de 500 $ sera remise pour le meilleur texte de l'année. Si vous désirez participer, écrivez-nous à info@fpjq.org en décrivant votre expérience journalistique et en expliquant vos motivations.

(Photo courtoisie Joël Sasseville)


Adhérez dès maintenant à la FPJQ

Vous êtes journaliste, photographe de presse, pupitre, graphiste, professeur.e, retraité.e des médias, étudiant.e ou finissant.e dans un programme de journalisme, joignez-vous à la FPJQ en adhérant dès aujourd'hui par l'entremise de notre site Web. Quatre options vous sont proposées, selon votre statut professionnel.

En adhérant à la FPJQ, vous profiterez de multiples avantages en plus de soutenir la liberté de la presse et le droit du public à l'information. 

La carte de presse est valide pour un an à partir de la date de la transaction. Le délai pour l'impression et l'envoi de la carte varie entre deux et quatre semaines.

Pour renouveler ou une première adhésion

DES PRIX ET DES BOURSES

Bourses du Fonds CDPQ pour la relève journalistique

Dévoilement des lauréates et du lauréat 2022

Les récipiendaires des quatre bourses 2022 du Fonds CDPQ pour la relève journalistique ont été choisis parmi les candidatures reçues. Les boursiers effectueront un stage rémunéré de trois à quatre mois dans un média d'information québécois.

Le jury était composé de Louise-Renée Bessette, Jean-François Coderre, Monique Grégoire et Pierre Mondor.

Les lauréates et le lauréat de cette édition sont :

Dans la catégorie Média alternatif ou nouveau média :

  • Noémie Rochefort, pour Unpointcinq 
  • Renaud Chicoine-McKenzie, pour la radio CISM

Dans la catégorie Jeune journaliste en région ou média en région :

  • Arianne Dupuis (Lanaudière), pour Urbania 

Hors catégorie (média traditionnel) :

  • Delphine Belzile, pour La Presse 

Au total, 15 bourses d'une valeur de 9 000$ chacune seront remises pendant les trois prochaines années (4 en 2022, 6 en 2023 et 5 en 2024). Parmi les conditions à respecter, le tiers du stage doit porter sur l'économie et/ou la finance et une priorité est accordée aux reportages portant sur l'environnement et la lutte aux changements climatiques, tout en conservant un regard économique sur ces sujets.

Les stagiaires doivent aussi participer à une formation sur les fondements de l'économie et de la finance, dont le contenu sera préparé par un organisme indépendant reconnu en matière d'économie et de finance ainsi que de la CDPQ avec l'implication de différents acteurs économiques et médiatiques.

Félicitations aux lauréates et au lauréat !


En partenariat avec le ministère des Relations internationales du Québec et LOJIQ

Lancement du concours de journalisme Québec-Europe

Le concours de journalisme Québec-Europe offre la possibilité à un jeune journaliste membre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) d'effectuer un séjour d'une dizaine de jours auprès des institutions européennes à Bruxelles afin de réaliser un reportage (dossier) sur un enjeu commun au Québec et à l'Union européenne (UE).

À travers l'enjeu traité, le reportage devra contribuer à mieux faire connaître, auprès des jeunes en particulier, le fonctionnement de l'UE ainsi que les impacts des politiques européennes au Québec.

Conditions d'admissibilité

  • Être membre de la FPJQ;
  • Avoir entre 18 et 35 ans;
  • Habiter au Québec
  • Détenir une carte d'assurance-maladie du Québec (RAMQ) valide;
  • Ne pas occuper un poste de correspondant d'un média canadien en Europe;
  • Avoir une excellente maîtrise du français et de l'anglais;
  • Avoir la citoyenneté canadienne ou être résident.e permanent.e
  • Avoir terminé son cursus scolaire.

Ce nouveau concours est parrainé par le ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec (MRIF) en partenariat avec les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ). Il est coordonné par la FPJQ. Le ou la journaliste remportera une indemnité forfaitaire totale de 5000 $.

Si vous désirez être membre du jury pour ce concours, merci d'aviser Valérie Gendron à valerie.gendron@fpjq.org. Vous devez être disponible entre le 4 et le 10 juillet prochain pour les délibérations.

Les candidatures doivent être reçues à la FPJQ au plus tard le 3 juillet à 23h59 par courriel à l'adresse info@fpjq.org.

CONSULTER TOUS LES CRITÈRES de participation

Deux membres de la FPJQ remportent les prix du Devoir de la presse étudiante

Des journalistes de Montréal Campus et La Pige se distinguent

Les prix du Devoir de la presse étudiante ont été décernés et deux membres étudiants de la FPJQ ont été récompensés, jeudi soir dernier. Une nouveauté pour cette édition, les honneurs ont été remis à des journalistes étudiants plutôt qu'à des médias. En plus d'obtenir une bourse de 2 500 $ ou de 1 500 $, les récipiendaires seront conviés à une journée d'immersion au sein de la salle de rédaction du Devoir.

Pour le volet universitaire, Fannie Arcand (photo du haut), du Montréal Campus (UQAM), a été primée pour son texte « Un étudiant dénoncé finit isolé », qui relate les conséquences de l'exclusion sociale qui peut découler d'une accusation pour une inconduite sexuelle. Le jury a souligné le « traitement sensible et nouveau du phénomène déjà bien documenté que sont les inconduites sexuelles ».

Au niveau collégial, le prix a été remis à Justin Escalier (photo du bas) de La Pige (ATM) pour ses articles « Le vin a le vent dans les voiles » et « Nouveau foyer d'accueil pour les femmes sans-abri ». Son regard posé sur l'industrie vinicole du nord, tout comme sa recherche sur la précarité vécue par les plus vulnérables de la société, a capté l'intérêt du jury, composé de Marie-Andrée Chouinard, rédactrice en chef du Devoir, Jessica Nadeau, reporter au Devoir, et Éric Vallières, membre du conseil d'administration des Amis du Devoir. L'étudiant a impressionné par « sa grande polyvalence et son sens exceptionnel du récit journalistique ».

Prix René-Lévesque de la presse étudiante

Le Devoir et la Fondation René-Lévesque ont également profité de la soirée pour décerner les prix René-Lévesque de la presse étudiante 2022. La rédactrice en chef Rose Côté, du journal L'Éclo (cégep de Sainte-Foy), a été couronnée dans la catégorie collégiale. « L'esprit de collaboration, son leadership se sont exprimés à travers un souci véritable du bien-être de ses collègues et une touchante reconnaissance de leur contribution », ont fait remarquer les jurés.

Philippe Bédard-Gagnon, rédacteur en chef du journal Le Délit (McGill), mérite les honneurs au niveau universitaire. Il a été encensé pour son éditorial « La loi 96 est discriminatoire, mais elle n'a pas à l'être ». Le jury a applaudi son investissement dans le développement « d'une pratique journalistique étudiante inclusive et de niveau professionnel », ainsi que son engagement « dans la cause du droit d'expression en français dans un environnement à majorité anglophone ».

(Photos courtoisie)

En savoir plus

Les lauréats des Grands Prix des Hebdos 2022 annoncés

Hebdos Québec a dévoilé les 35 lauréats de son concours annuel Les Grands Prix des Hebdos 2022 à l'occasion d'une visioconférence regroupant plus d'une centaine de participants de toutes les régions de la province. Créé́ en 1949, ce concours vise à mettre en lumière l'excellence du travail des journalistes et des artisans de la presse locale et régionale.

Pour cette édition, 58 médias membres de l'association ont soumis un total de 815 pièces dans les 16 catégories pour un total de 95 finalistes. Le jury était composé de Kathleen Lévesque, François Normand, Stéphanie Vallet, Émilie Pelletier, Richard Therrien, Éric-Pierre Champagne, Marie-Claude Lortie, Simon-Olivier Lorange, Stéphanie Dupuis et Mathieu-Robert Sauvé.

« Il faut noter la participation exceptionnelle à ce 73e concours des Grands Prix des Hebdos 2022 qui témoigne de la vitalité de nos médias imprimés et numériques et de la passion de ses artisans, et ce, particulièrement à la sortie de cette longue crise sanitaire », a mentionné Benoit Chartier, président du conseil d'administration d'Hebdos Québec.

De son côté, le directeur général de l'association, Sylvain Poisson, a remercié les membres du jury pour leur rigueur et leur niveau d'engagement dans l'analyse des nombreuses pièces soumises.

Hebdos Québec est une organisation à but non lucratif fondée en 1932 qui regroupe maintenant 75 journaux hebdomadaires indépendants de langue française répartis à travers le Québec et qui distribuent 2,1 millions d'exemplaires sur une base hebdomadaire.

La liste COMPLÈTE des lauréats

CONFÉRENCES, PANELS ET FORMATIONS

 


Découvrir l'écriture inclusive

Lundi 27 juin 2022 à 19h

Sur Zoom

INFORMATIONS ET INSCRIPTION

EN MANCHETTE

Questionné par un journaliste sur un souper avec un lobbyiste et ami

« C'est pas de tes affaires », répond le ministre Fitzgibbon

Pierre Fitzgibbon (photo), le ministre québécois de l'Économie et de l'Innovation, s'est montré agacé à plusieurs reprises devant les questions des journalistes sur ses relations et il en a encore montré un exemple, la semaine dernière, lors d'un point de presse tenu à Montréal.

Interrogé par Le Journal de Montréal au sujet d'un repas avec le lobbyiste Luc Laperrière (ex-mandataire de Polycor, Biomoss Carbon et du Groupe Norplex) qui s'était tenu en mai, le soir même de l'annonce d'un investissement public de 98 millions $ dans Polycor, le ministre Fitzgibbon a semblé perdre patience.

Il a tout d'abord voulu savoir pour quel média travaillait le journaliste. Après lui avoir indiqué le nom de son employeur, le ministre a alors répondu : « OK, vous allez arrêter. Vous fouillez dans les poubelles, là. OK... Luc Laperrière, Polycor, il l'a appris dans les journaux. Alors, arrêtez de fouiller [...], vous êtes complètement dans le champ gauche. Et je ne vous dirai pas avec qui je soupe tous les soirs, parce que... ça va être désagréable ».

Lorsqu'il a été relancé pour en savoir plus sur la nature de ses discussions avec M. Laperrière, le ministre caquiste a rétorqué au journaliste, « il n'écoute pas quand on parle... Pardon ? De quoi il parle, lui ? Je, je ne comprends rien ». Immédiatement après, son attaché a indiqué que le ministre devait partir. Pendant qu'il se retirait, M. Fitzgibbon en a toutefois ajouté. « Heille, quand je soupe avec des amis, c'est pas de tes affaires. C'est-tu clair ? C'est-tu clair ? ».

Le président de la FPJQ Michaël Nguyen a dénoncé cette attitude du ministre Fitzgibbon envers les travailleurs de l'information. « Le travail des journalistes est de fouiller les sujets d'intérêt public et cela implique, entre autres, de scruter les dépenses du gouvernement afin d'informer la population sur les gestes posés par les décideurs. Les politiciens sont redevables au public et au lieu de s'en prendre aux journalistes, il pourrait tout simplement répondre avec politesse, comme on s'y attend de la part d'un élu ».

(Photo courtoisie Assemblée nationale)

L'article du Journal de Montréal

Le juge Richard Wagner inquiet de la désinformation

Richard Wagner (photo), le juge en chef de la Cour suprême du Canada depuis décembre 2017, était de passage la semaine dernière dans sa ville natale lors d'une conférence du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM). La désinformation a été l'un des thèmes qu'il a abordés lorsqu'il s'est attardé sur ce qu'il a qualifié de « soi-disant convoi de la liberté » à Ottawa.

Les dérapages constatés dans la capitale canadienne « s'expliquent en partie par la désinformation », d'après ses propos. Il estime que des gens ont perdu « confiance dans leurs institutions, d'où l'importance pour tous les acteurs de la société de redoubler d'efforts pour informer, instruire et éduquer en toute transparence nos concitoyens dans le but de maintenir, voire d'accroître, leur confiance et leur respect de nos institutions ».

Tout en mentionnant que la Cour suprême avait continué ses activités avec le soutien des policiers pendant l'occupation du centre-ville d'Ottawa, le juge a enchaîné sur le traitement réservé aux travailleurs des médias. « Les journalistes, qui faisaient leur travail à deux pas de la Cour, ne peuvent malheureusement pas en dire autant. Certains manifestants les ont harcelés en vociférant des insultes et des injures à leur endroit. Des reporters ont été bousculés. Un tel dérapage devrait être source de consternation pour nous tous ».

Richard Wagner a également ajouté que « les journalistes professionnels respectent des codes d'éthique et des normes professionnelles rigoureuses et, ces jours-ci, ils sont en première ligne de la lutte contre les campagnes délibérées de désinformation. Encouragez ceux qui vous entourent à s'informer en vue des prochaines élections et à exercer leur droit de vote, en particulier les jeunes. Apprenez à reconnaître et contrer la propagation de la désinformation ».

Il a aussi appelé les gens d'affaires présents à « soutenir, à la moindre occasion, la protection des valeurs et des principes démocratiques » à « défendre nos institutions avec la même énergie, la même créativité et le même engagement que vous le faites pour défendre et promouvoir vos entreprises et vos organisations. Ne sous-estimez pas votre influence à cet égard. Vous pouvez en inspirer plus d'un à mieux comprendre les tenants et aboutissants de notre démocratie ».

(Photo courtoisie Wikipédia)

En savoir plus

Une première pour des services d'informations télévisés au Canada

CBC et Radio-Canada obtiennent la certification JTI

Radio-Canada Info et CBC News sont les premiers services d'information d'un diffuseur canadien à être indépendamment certifiés dans le cadre de la Journalism Trust Initiative (JTI), un programme initié en 2018 par Reporters sans frontière (RSF). À la suite d'audits externes, les deux services ont obtenu la cote la plus élevée de cette norme internationale visant à évaluer la fiabilité des médias d'information.

La JTI évalue la transparence et les pratiques éditoriales des médias afin de permettre aux citoyens de connaître leur degré de conformité et a pour mission de combattre la désinformation ainsi que de promouvoir le journalisme digne de confiance.

Pour obtenir la certification, CBC/Radio-Canada a d'abord procédé à l'autoévaluation de la conformité des pratiques et politiques de ses services d'information, en fonction de la norme JTI. Cette autoévaluation a ensuite fait l'objet d'un audit indépendant par les vérificateurs de Deloitte. Ils ont accordé les notes maximales à Radio-Canada Info et à CBC News, notamment dans des domaines comme le respect des principes du journalisme, l'exactitude et la responsabilité à l'égard des sources.

« Cette certification de Reporters sans frontières nous réjouit, car elle vient attester de la qualité, de la rigueur et de l'indépendance de notre journalisme. À l'heure où la désinformation prolifère, cette norme internationale indique sans la moindre ambiguïté aux Canadiens qu'ils peuvent avoir confiance dans la fiabilité de notre couverture journalistique », a indiqué Catherine Tait, la présidente-directrice générale de CBC/Radio-Canada.

The Winnipeg Free Press, France Télévisions et swissinfo.ch sont aussi présents dans la liste des médias pleinement certifiés par la JTI.

« La certification JTI de CBC/Radio-Canada souligne le rôle d'exemplarité des médias du service public en matière de rigueur professionnelle, d'éthique et de transparence. Les efforts déployés, dans les rédactions du monde entier, pour respecter la norme JTI méritent d'être salués et nous sommes certains qu'ils seront récompensés par le public », a déclaré le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire.

(Photo courtoisie Wikipédia)

Les EXPLICATIONS

Analyse de la désinformation sur les réseaux sociaux lors de la COP26

Maxime Bernier cité dans une étude anglaise pour ses publications

Deux anciens députés conservateurs, Maxime Bernier (photo), désormais chef du Parti populaire du Canada et Derek Sloan, nouveau leader du Ontario Party, ont été cités pour le partage de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux dans le rapport intitulé Deny, Deceive, Delay: Documenting and Responding to Climate Disinformation at COP26 and Beyond.

L'étude publiée par le groupe de réflexion Institute for Strategic Dialogue, basé à Londres, s'est attardée au partage de désinformation en lien avec les changements climatiques à l'automne dernier, lors de la présentation de la COP26 à Glasgow en Écosse.

Les chercheurs ont constaté que les articles rectificatifs recevaient beaucoup moins d'attention et d'interaction que ceux qui discréditaient les organisateurs du sommet sur l'environnement ou qui évoquaient des faits altérés.

À titre d'exemple, Derek Sloan a partagé un texte sur Twitter, qui a reçu 1 000 mentions j'aime, sur la prétendue utilisation de génératrices au diesel lors du sommet sur l'environnement. Et il n'était pas le seul à l'avoir relayé. La publication originale avait été partagée à plus de 3 000 reprises. En comparaison, la réponse des organisateurs a suscité uniquement une centaine d'interactions sur la même plateforme.

Le rapport indique également que lors de la COP26, Maxime Bernier était un « amplificateur clé » des contenus publiés par le statisticien danois Bjorn Lomborg, un farouche opposant aux véhicules électrique. M. Bernier, qui comptait à ce moment 190 000 abonnés sur Twitter, a également publié un message qui rejetait « l'hystérie du réchauffement climatique » et appelait à investir « dans l'énergie nucléaire plutôt que dans les technologies renouvelables médiocres ».

Entre le 25 octobre le 2 novembre 2021, les publications Twitters contre les énergies renouvelables de seulement 16 comptes ont totalisé 507 000 mentions j'aime. L'analyse de ses comptes a révélé l'existence de 13 sous-groupes associés à des communautés antisciences et complotistes aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada de même qu'un haut niveau d'interconnexion entres ses groupes, pendant la tenue de la 26e conférence sur l'environnement.

Comme solution, les auteurs de l'étude requièrent une définition de la mésinformation et de la désinformation sur le climat qui serait reconnue internationalement. Ils demandent aussi aux géants du Web de limiter les revenus publicitaires des groupes ou personnes qui récidivent à partager de fausses nouvelles.

(Photo courtoisie Twitter)

Les précisions

Virage numérique des médias écrits

Un programme gouvernemental pour le faciliter

Le ministère de la Culture et des Communications du Québec a annoncé au début du mois de mai la tenue de l'appel de projets pour le Programme d'aide à l'adaptation numérique des entreprises de la presse d'information écrite. Le Programme vise à stimuler la transformation des modèles d'affaires en soutenant l'amorce ou la poursuite du virage numérique des médias de la presse écrite.

Il s'adresse spécifiquement aux médias écrits et aux organismes regroupant ces derniers et compte deux volets. La première phase consiste en la réalisation d'études et l'établissement de diagnostics. La seconde sera la réalisation d'un projet en tant que tel.

La date limite pour le dépôt d'un projet a été fixée au 29 juillet prochain. Le ministère offre aux entreprises qui le désirent un accompagnement pour l'élaboration de leurs projets et le dépôt de leur demande.

En savoir pluS SUR LE PROGRAMME

Après 35 ans de carrière

Le journaliste Jacques Beauchamp quitte Radio-Canada

L'animateur et journaliste Jacques Beauchamp (photo) a annoncé qu'il mettait un terme à sa carrière après 35 années au service de Radio-Canada, lors de son émission Parcours, diffusée jeudi dernier sur ICI Première.

« Je pars avec le sentiment d'être arrivé au bout de mon chemin à Radio-Canada [...], mais aussi avec plein d'envies professionnelles qui tourneront autour de projets plus personnels. En partant, je me donne une liberté qui me permettra de butiner à gauche et à droite, de vous retrouver peut-être ici, et certainement ailleurs... La vie est courte et le monde est grand, comme on dit, et j'ai eu envie de commencer à en profiter plus tôt que tard », en ajoutant que sa décision était prise depuis plusieurs mois.

Âgé de 58 ans et originaire de l'Outaouais, M. Beauchamp a débuté sa carrière journalistique en 1987 à la télévision de Radio-Canada à Winnipeg et il a par la suite oeuvré à la radio, où il a animé des émissions à Regina, à Ottawa et à Toronto avant d'être nommé correspondant national dans la ville reine pendant deux ans. En 1999, il se retrouvait à Montréal pour travailler à titre de reporter pour les émissions Indicatif présent et Désautels. Quatre ans plus tard, il prenait la barre de Pas de midi sans info. Entre 2015 et 2021, il a aussi animé plus de 1000 émissions d' Aujourd'hui l'histoire.

Ce membre de la FPJQ a remercié le public pour sa fidélité. « On est tout seul devant notre micro, mais on sent le public, on parle au public directement tout le temps. Ça a été ma seule préoccupation, de m'adresser au public, de poser en entrevue des questions que le public se pose, et il a été là ».

Lors d'une entrevue accordée vendredi dernier à Isabelle Craig pour l'émission Pénéloppe, celui qui a remporté le prix Raymond-Charette du Conseil supérieur de la langue française en 2019 a parlé de ses projets d'avenir. « Cela fait quelques années que je me dis : j'aimerais ça faire de l'animation d'évènements; m'associer à des associations, des festivals, des groupes qui me font tripper; faire de la voix, de la narration, peut-être du documentaire », tout en se gardant une porte ouverte pour la présentation de chroniques culturelles.

(Photo courtoisie Twitter)

L'article de Radio-Canada

À l'emploi de Radio-Canada depuis 1992

Akli Ait Abdallah tire sa révérence

Dans une publication partagée sur les réseaux sociaux vendredi dernier, le reporter Akli Ait Abdallah (photo) a annoncé qu'il quittait son poste, après 30 ans de travail à Radio-Canada. D'origine algérienne, il avait été embauché comme journaliste à la recherche pour le diffuseur public en 1992, deux ans après son arrivée au Québec. En septembre 1999, il commençait dans ses fonctions de reporter pour les émissions Dimanche Magazine et Sans frontières sur la chaîne ICI Première.

« Quelques mots pour la radio publique, à qui je dois beaucoup, énormément. La radio publique m'a offert ce qu'il y a de plus beau dans le métier de journaliste, le bonheur (et l'honneur) de rencontrer des gens de partout, pour vous les faire entendre. Sans eux, il n'y a pas de reportages, il n'y a pas de reporters, » a-t-il indiqué dans des publications sur Twitter et Facebook.

Il a aussi parlé des difficultés reliées au travail journalistique. « Le métier de reporter est aussi un métier stressant, tous vous le diront, et à la longue se révéler éreintant. Alors place aux jeunes, à qui je souhaite autant d'émerveillement que j'en ai eu ».

Le retraité Guy Gendron, ancien ombudsman de Radio-Canada, a tenu à lui rendre hommage sur Twitter. « Le départ d'Akli est une immense perte. Quel conteur ! Peu de journalistes sont capables d'autant de poésie ».

(Photo courtoisie Wikipédia)

Voir la publication sur TWITTER

Selon les résultats d'un nouveau sondage canadien

La confiance s'effrite envers les médias

La société de recherche et de stratégie Abacus Data inc. a publié les résultats d'un sondage qu'elle a effectué entre le 20 et le 24 mai dernier auprès de 1 500 adultes au Canada. La consultation portait sur le niveau de confiance de la population envers les sources d'information institutionnelles et l'adhésion aux théories du complot. Les données ont été pondérées afin que l'échantillon représente la population canadienne.

Parmi les questions, il a été demandé si la plupart des nouvelles venant des médias sont fausses. Près d'une personne sur deux, soit 44% des répondantes et répondants étaient en accord avec cette affirmation. Après analyse des données, cette proportion s'avérait beaucoup plus élevée chez les personnes n'ayant pas terminé des études postsecondaires, qui votent pour des partis de droite ou qui résident en Alberta.

La perception du gouvernement canadien n'est guère mieux. Plus de la moitié des personnes interrogées (52%) étaient en accord avec l'énoncé « on ne peut pas faire confiance aux comptes rendus officiels du gouvernement sur les événements ».

(Tableau courtoisie Abacus Data inc.)

Les résultats de la consultation

Droits, libertés et risques des médias

Un nouveau livre du professeur Pierre Trudel

Dans un tout nouvel ouvrage publié la semaine dernière par les Presses de l'Université Laval, Pierre Trudel, professeur de droit de l'information à l'Université de Montréal et chroniqueur pour Le Devoir, s'est attardé aux tenants et aboutissants des principaux droits, libertés et principes énoncés dans les lois qui encadrent la diffusion d'information. Les principaux enjeux et risques qui doivent être évalués par quiconque envisage de diffuser des nouvelles dans l'espace public y sont aussi exposés.

Dans Droits, libertés et risques des médias, l'auteur indique que l'activité des médias est au cœur des échanges inhérents aux processus démocratiques. Si elle est inhibée par des règles trop restrictives, le public peut se voir privé d'informations essentielles aux affaires de la collectivité. Si les médias méconnaissent les libertés et les droits susceptibles d'être mis à mal par leurs activités, il y a risque de dérives.

L'auteur Pierre Trudel enseigne depuis plus de trente ans en plus de mener des recherches sur les enjeux associés à la régulation des activités d'information. Il avait publié en 2018 le livre Les fausses nouvelles, nouveaux visages, nouveaux défis. Comment déterminer la valeur de l'information dans les sociétés démocratiques ? Il a aussi été membre du groupe d'experts qui a préparé le rapport Yale, L'Avenir des communications au Canada, le temps d'agir.

POUR SE PROCURER L'OUVRAGE

Vague de meurtre dans le quartier gai montréalais entre 1989 et 1993

Un nouveau balado revient sur les événements

Dans un nouveau balado de sept épisodes intitulé Le Village : meurtres, combats, fierté, la journaliste Marie-Eve Tremblay s'est attardée sur les 17 assassinats perpétrés dans le village gai de Montréal entre 1989 et 1993 et l'effet catalyseur qu'ils ont eu sur la lutte de la communauté LGBTQ+ pour un traitement plus juste.

À l'époque, les relations étaient difficiles entre la communauté et les policiers de Montréal, qui multipliaient les descentes dans les bars gais du Village. Comme la confiance n'y était pas, il y avait peu de collaboration au sujet des enquêtes et les délais pour résoudre cette série de meurtres se sont allongés. « Les policiers traitaient les homosexuels d'une manière vraiment différente à l'époque », a expliqué la journaliste.

« C'est important de raconter cette histoire-là, parce qu'il y a beaucoup de personnes qui ne sont pas au courant que c'est arrivé. Et s'il y a eu des acquis, ça reste très fragile. On le voit avec l'avortement aujourd'hui [...], on est toujours à deux doigts de reculer », a précisé Mme Tremblay en entrevue.

La série de balados est proposée sur la plateforme OHdio de Radio-Canada. La version anglaise, The Village: The Montreal Murders, est produite par CBC Podcasts et animée par Francis Plourde.

(Photo courtoisie Radio-Canada)

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GUERRE EN UKRAINE

Plainte concernant des reportages sur les villes de Volnovakha et Marioupol

L'ombudsman de Radio-Canada révise une décision

Une plainte a été soumise à l'ombudsman des Services français de Radio-Canada à la mi-avril concernant deux reportages de la journaliste Tamara Altéresco sur les villes de Volnovakha et Marioupol. Ils ont été diffusés au Téléjournal de 22 heures, les 11 et 13 avril dernier, quelques semaines après le début de l'invasion russe en Ukraine.

Selon le plaignant Anton Gladyr, qui a mentionné avoir visionné les reportages en question sur la chaine YouTube de Radio-Canada, les deux « sont empreints de désinformation qui correspond à la propagande russe. Par conséquent, de nombreuses personnes au Canada sont mal informées et entendent le point de vue des Russes ». M. Gladyr a aussi énuméré une série de reproches à l'ombudsman Pierre Champoux (photo). Le plaignant qualifie les reportages de « fausse nouvelle » et considère qu'ils devraient être retirés des réseaux sociaux et des sites d'information.

Maxime Bertrand, la directrice des Relations citoyenne au Service de l'information de la Société d'État avait répondu à la première plainte en expliquant le contexte du moment et en rappelant que Radio-Canada avait suspendu temporairement sa couverture journalistique en Russie. La directrice a précisé que Mme Altéresco a continué de couvrir le conflit en Ukraine à partir de Montréal, « en s'appuyant sur des informations recueillies sur le terrain par notre équipe composée d'une recherchiste et d'un caméraman ».

Mme Bertrand a ensuite évoqué les explications apportées par la journaliste lors de son intervention en direct au Téléjournal, avant la diffusion le 11 avril du reportage sur Volnovakha. Elle a aussi indiqué que les reportages ne sont pas le résultat d'une enquête journalistique, « difficile à faire dans un contexte d'occupation », mais d'un constat tiré de ce que l'équipe a vu sur le terrain.

Insatisfait de la réponse reçue, le plaignant a par la suite demandé à l'ombudsman de réviser la décision. Selon son verdict, les reportages de la journaliste au sujet des deux villes ukrainienne respectaient les Normes et pratiques journalistiques de Radio-Canada, mais estime que la diffusion sur YouTube de celui sur Marioupol les a enfreintes en ne précisant pas clairement le contexte dans lequel il avait été produit.

(Photo courtoisie Radio-Canada)

La décision complète

Nouveau rapport sur la désinformation russe au Canada

Le contenu de Twitter sous la loupe

Une nouvelle étude publiée la semaine dernière par des chercheurs de l'École de politiques publiques de l'Université de Calgary a révélé que des publications sur Twitter tenteraient d'influencer l'opinion publique des Canadiennes et Canadiens pour qu'ils croient les explications de la Russie afin de justifier l'invasion de l'Ukraine.

Les auteurs Jean-Christophe Boucher (photo), Jack Edwards, Jenny Kim, Abbas Badami et Henry Smith ont examiné plus de 6,2 millions de messages publiés sur Twitter partout dans le monde depuis le début de l'année 2022.

Selon l'un des coauteurs, Jean-Christophe Boucher, des mesures concrètes doivent être appliquées, car « le Canada est visé en raison de son rôle dans les sanctions internationales contre la Russie. Si le Canada veut relever avec succès le défi de cette ingérence étrangère, il est important de mieux comprendre la désinformation qui est diffusée ».

En utilisant des algorithmes, les chercheurs ont identifié qui étaient ses influenceurs et comment ils essayaient de passer leur message sur la populaire plateforme. La démarche a consisté à établir des liens entre les comptes, les messages Twitter et les retweets en utilisant les mêmes mots-clés (Russie, Ukraine, OTAN), mais en différentes langues.

« C'est grâce à l'intelligence artificielle que nous sommes capables de lire les millions de tweets et de les classer. Nous sommes capables, avec des algorithmes, d'identifier très spécifiquement quel genre de discours, quel genre d'arguments la propagande russe essaie de développer pour défendre et justifier son invasion en Ukraine », a ajouté M. Boucher. La réaction du public qui a consulté ce type de publications a également été analysée.

La méthode, selon les chercheurs, a aussi permis de retracer les comptes Twitter associés à de la propagande russe et de déterminer qu'elle était menée principalement par deux grands groupes d'influenceurs. « D'une part, les comptes influencés par des sources provenant des États-Unis; d'autre part, des comptes qui sont largement influencés par des sources internationales provenant de Russie, d'Europe et de la Chine », a indiqué Jean-Christophe Boucher.

(Photo courtoisie University of Calgary)

 

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À L'INTERNATIONAL

Crise dans les médias locaux aux États-Unis

Des étudiants en journalisme à la rescousse

Les médias locaux aux États-Unis peinent à obtenir des revenus de publicités et d'abonnements pour financer leur salle de rédaction. Le problème ne date pas d'hier, mais la pandémie et la pénurie de main-d'œuvre ont forcé ses organes de presse à trouver de nouvelles solutions. L'une d'elles, l'utilisation d'étudiantes et d'étudiants en journalisme dans les universités qui peuvent ainsi mettre en pratique les principes et les techniques enseignés en classe.

Dans certains États, comme le Missouri, les étudiants universitaires représentent un peu plus de la moitié des effectifs de presse du parlement, selon un rapport publié en 2022 par le Centre de recherche Pew. De plus, le document indique que 10 % des journalistes des capitales d'État des États-Unis sont encore sur les bancs d'école.

Selon l'étude, les partenariats avec les institutions d'enseignements sont un moyen important de soutenir l'information locale dans les communautés où la couverture médiatique a diminué ou dans celles où des dossiers importants ne sont pas couverts, faute d'avoir les effectifs suffisants.

Cependant, il n'existe pas de liste exhaustive officielle des collaborations entre les salles de presse locales et les programmes de journalisme des universités situés à proximité, mais de nombreux exemples ont été relevés.

Le Philip Merrill College of Journalism de l'université du Maryland gère le Capital News Service, qui fournit quotidiennement aux médias partenaires, dont des chaînes télévisées, des nouvelles de dernière minute et des reportages approfondis réalisés par des élèves sur des sujets d'actualité concernant cet état.

Certaines des collaborations, comme celles entre le journal Sentinel et l'université Franklin Pierce du New Hampshire existent depuis plus de dix ans. L'enquête a cependant révélé que les ententes de partenariat sont devenues plus courantes au cours des cinq dernières années.

Dans certaines communautés rurales et urbaines américaines, la population a peu ou pas d'accès à des nouvelles locales crédibles et se retrouvent, bien malgré eux, dans un « désert d'information ». Des études passées ont démontré que ses personnes sont moins susceptibles de s'impliquer activement dans leur communauté ou de participer aux élections municipales tout en étant plus à risque de croire aux fausses nouvelles sur les réseaux sociaux.

(Tableau courtoisie Centre de recherche Pew)


Les conditions de travail décriées à France Bleu

Dans le milieu, le silence règne sur la situation par crainte de représailles, quelques dizaines de jeunes journalistes du réseau radiophonique France Bleu enchaînant des contrats à la journée. Le journal Libération a enquêté sur leur situation. « Ce qu'on accepte à France Bleu en termes de droits du travail, c'est ce qu'on dénonce dans nos reportages », a déclaré l'une des journalistes interrogées par le quotidien.

France Bleu est un réseau de radios locales publiques françaises créé en 2020 par le PDG de Radio France, dans lequel on retrouve 44 stations de radios généralistes de proximité aux quatre coins de l'hexagone, de la Bretagne à l'Alsace en passant par les Pyrénées. Chaque matin, elle rejoint près de 800 000 auditeurs à travers le pays.

Ce que les personnes à l'écoute ne savent pas toutefois, c'est que cette couverture de l'actualité locale provient en partie de jeunes journalistes, payés souvent en dessous du salaire minimum, qui sont obligés de prolonger leur quart de travail au-delà des heures prévues, le tout sous une pression constante. De plus, ses conditions de travail difficiles peuvent être leur réalité pendant plusieurs années, sans aucune garantie d'avancement.

« C'est une précarisation organisée, il faut appeler un chat un chat. Les conditions de travail ici sont terribles, c'est tout un système qui est pris dans une logique intenable », a résumé l'un des journalistes de France Bleu.

Certains ont relaté la peur, les crises de larmes, les pensées noires ou suicidaires qu'ont des collègues, épuisés par la situation. « Tu es remplaçable et on te dit clairement que si tu n'es pas contente, il y en a d'autres pour prendre ta place », a mentionné l'une des employées questionnées. « Tu t'interdis forcément de faire plein de choses, car il faut que tu sois dispo si on t'appelle. Ton métier devient la seule et unique priorité dans ta vie, c'est hyper toxique. Ta vie sentimentale, tes amis, ta famille... Tout passe après ».

Lorsque contactée, la direction de Radio France a indiqué que les inquiétudes des journalistes de France Bleu concernant la charge de travail « ont été entendues et font l'objet d'une série de mesures ».

(Photo courtoisie FIJ)

Le reportage de Libération

Projet de loi sur la « désinformation et les fausses nouvelles » en Turquie

Une coalition internationale demande son rejet

L'organisme Reporters sans frontières (RSF) a rejoint une coalition de plus d'une vingtaine d'organisations afin de demander aux parlementaires turcs de rejeter le projet de loi sur la « désinformation et les fausses nouvelles», qui pourrait avoir comme conséquence d'étendre la censure en ligne et de criminaliser la libre circulation de l'information.

Vingt-trois organisations internationales de défense de la liberté de la presse, de la liberté d'expression et de journalistes, ont demandé, dans les derniers jours, le rejet immédiat du projet de loi qui a été soumis au Parlement le 27 mai dernier et qui pourrait être adopté sous peu. 

Si elle est instaurée, cette législation prévoit jusqu'à trois ans de prison pour les personnes reconnues coupables de publication délibérée de « désinformation et de fausses nouvelles » qui seraient destinées à susciter la peur ou la panique, à compromettre la sécurité intérieure ou extérieure du pays, l'ordre public ou la santé générale de la société turque.

Un tel projet de loi, dans lequel les définitions de la désinformation et de l'intention demeurent vagues, pourrait aussi exposer des millions d'internautes turcs à des poursuites pénales pour avoir publié des informations que le gouvernement désapprouve, craint la coalition. Selon elle, si elle est placée entre les mains de l'appareil judiciaire turc, cette loi deviendrait un outil supplémentaire pour harceler les journalistes et les militants et pourrait entraîner une autocensure généralisée sur Internet.

L'alliance gouvernementale en Turquie affirme que le projet de loi est conforme à la législation européenne sur les services numériques (DSA) et au règlement général sur la protection des données de l'Union européenne. Pourtant, aucune de ces deux lois ne contient de telles dispositions, rétorque la coalition. 

La désinformation est un problème important et elle doit être combattue, mais pas au prix d'une restriction des droits des journalistes et du public en matière de liberté d'expression, indique RSF. Toute initiative de ce type doit être élaborée en étroite collaboration avec les médias et les autres parties prenantes, en plus d'inclure des garanties suffisantes.

Les explications de RSF

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23 juin 2022

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23 juin au 25 août 2022

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Reprise de la publication de l'infolettre hebdomadaire

5 septembre 2022

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Envoyé par Yapla